Diaphane vers le miroir

01 février 2011

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12 septembre 2009

Ecrire

Difficile d'écrire quand les mots ont décidé de se dé-mot-biliser...Le temps passe, on croit que, on a cru que, à la possibilité de, le rêve de, la guérison sans conteste...on prend le chemin de, la voie de, on s'imagine que, on se sent forte, on délire sur des projets, on s'inscrit, on s'extasie, on partage, on rit, on croit vivre, on croit partager, on reprend goût, on reprend corps, on reprend âme, on reprend tram, on reprend trame, on reprend fil, on reprend masse, on reprend crasse, on reprend hélàs, on reprend calebasse, on cale, on ressasse, on espace, on détrame, on s'effiloche, on cloche, on bouloche...j'ai resserré les dents, j'ai recassé mes dents, j'ai revomi mon temps et le vomi en-corps morcelé de ne plus savoir s'y coller, ne plus pouvoir en-coller, et jongler avec ces nouveaux avoirs, ces nouveaux savoirs, qui viennent s'agglutiner à mes peurs anciennes, qui reviennent qu'on s'en souvienne, en souveraines...j'écris mal, le mal qui ne veut pas me lâcher...

Je ne supporte plus l'écran, l'écran qui pollue, les écrans de toutes sortes, l'écran total sur ma cicatrice, l'écran virtuel qui dévore mon cerveau et mes glandes surrénales, et tous ces mots de fausse médecine avec lesquels je jongle mal, ça tombe, ça roule...je joue au foot, au basket, au hand-ball, au tennis, au squash, je déballe, je régurgite ce que j'ingurgite...mal...et mal...

Ces mots sont légers, je sais, ils ne troublent que moi, en perte de tout, sans pouvoir l'annoncer encore en clair..je préfère cette fois brouiller les cartes et me débrouiller seule car ...je suis seule avec mon foie, mes reins, mes dents, cette bouffe, ces huiles, ces graines, ces fruits acides, trop acides, ces melons même pas bon à manger avec gaité parce qu'il faut les prendre comme ci, comme ça, et moi , tu vois ,j'ai juste envie de ne plus penser à ce que je mange...manger juste parce qu'il le faut, comme il le faut et que ça soit bon...mais non...je ne peux pas..la nourriture c'est une espèce de boule brûlante qui roule entre mes doigts, qui brûle mon estomac...et ce corps qui a pris, qui a trop pris, que je hais toujours...ces cheveux rèches de sorcière, je vais les reteindre en noir...parce que la blondeur a pris mon sale caractère...un caractère noir, qui vitupère contre le père, ce père que je hais toujours...tant pis pour lui...

Mon corps est entré dans la norme...la norme de qui, de quoi, pas de moi...en tout cas...Grossir et vomir...

Je suis entrée dans la BIOBOULIMIE...

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01 juillet 2009

Tout simplement le 2 juillet 2009

Parce qu'un jour ne ressemble jamais à l'autre...que celui-ci est plus doux mais aussi difficile, parce que je m'accorde à nouveau plus le droit de faire des petites choses simples et douces malgré les douleurs qui démultiplient mon corps et atrophient parfois ma pensée...je me sens plus forte, comme devant un jeu de miroir et je referme tous ceux qui me renvoient une image déformée de ce que je veux être intérieurement: une fille qui peut créer, s'exprimer...par touche de couleur, d'humeur et d'humour...mon œil qui cicatrise est toujours un clin d'oeil malin au sens de diabolique à la boulimie et à l'anorexie...diabolein ou se mettre en travers de ce qui chemine....et passera un jour son chemin...J'ai jeté des gouttes de pluie à défaut de pouvoir verser des larmes sur la paroi du miroir et je me regarde plus objectivement qu'auparavant...même avec un œil stagnant je me fais plus voyante, réaliste...oui j'ai pris 5 kilos...kilos de quoi ? Car jour après jour, je perds de la connerie et ça, ça allège le corps...et l'âme...et je peux sourire...je ne peux certes toujours pas bondir de joie comme un chevreuil libre et sans chasseur planqué dans un fourré mais je peux imaginer ce que peut être , ce que pourra être cette joie si je continue à m'initier à cette discipline qui s'appelle la vie...la vie c'est aussi voir ma mère pleurer, c'est aussi entendre le décès de personnes proches ou lointaines...avoir des ailes comme ces piteux avions qui s'envolent en "liberté" et s'écrasent tel Icare ne me convient plus...ses ailes il faut en prendre soin...comme on devrait prendre soin si l'on était un bon politicien ou un bon décideur des personnes dont on est responsable de la sécurité...le sujet glisse....je glisse comme toujours d'une image à une autre d'un plaisir à une rage, à une angoisse, à ...mais j'entends et je vois à nouveau les informations...je ne savais plus ce que cela voulait dire être informée, juste être informe...et surtout être informée du destin et de la vie des autres...les autres n'étaient pas cachés...je les avais délaissés , politicienne qui faisait des siennes, dictateur de ma vie, enfin d'une vie sur-réaliste...où même la notion de destin n'existait plus...plus rien, ni début, ni fin...je dois retrouver ma boîte noire...nom singulier...à changer...la boîte devrait être transparente, diaphane au moins...

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Voyage en eau trouble
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Jet de larmes: elles ne sont plus les miennes...

( hommage aux familles touchées par le crash des avions...qui ont eu lieu en ce début d'été..." Ils nous font voler dans un cercueil...")

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30 juin 2009

suite

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(9 juin 2009)
Maintenant on a enlevé les points de suture et opération du plancher orbital
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( tuméfiée au réveil 12 juin 2009)
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( le combat est très dur...)
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( ça fait mal à l'intérieur mais...on met des -pauses droit à un peu de sourire)

J'arrête...j'ai mal aujourd'hui, dans mon corps qui prend de l'ampleur jour après jour et un mal intérieur qui me déchire car je ne sais pas si mon combat vaut la peine que je ressens dans mes chairs et dans mon âme...mais aujourd'hui cela fait à nouveau un mois que je tiens sans vomir mais je lutte à chaque instant pour m'arracher la vie...la conquérir...pousser ce putain de symptôme qui perdure et persifle quand je suis seule...j'ai peur...mais je veux ma récompense pour ce "con-penser" que je tente de cesser en pansant à ma plaie....à toutes les plaies qui me dévorent les reins, le foie, le visage...que reste-t-il de mon cerveau si j'arrête les médicaments, si je me réconcilie avec la nature...ma nature...piéton contre engin agricole...pourquoi pas un ovni ? C'est pourtant ce que j'ai ressenti ce choc qui m'a pris de dos et propulsée sur le bitume...oui j'ai failli mourir entre une clinique psychiatrique et un centre Leclerc...l'espace d'un éclair...le temps d'un temps qui n'a pas eu lieu encore dans ma tête...tellement rapide cette rapace qu'est la Mort...Ah ah ah ! Elle ne m'a pas eue...
Quelle sera la suite ?

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Parenthèse...

(... autre réponse autre style...)
A elle ( M*) de jouer avec deux styles différents de réponses bien longues...


J'aime beaucoup le terme "moisissure des tca"...

Chacun ici a eu ses brisures, certaines même en ont eu mais ne s'en souviennent pas et je dirai même que c'est pire car on se bat à vide...on ne sait même pas pourquoi on est ainsi et la cause première quand on croit qu'elle est la cause tout simplement est souvent un mauvais argument pour ne pas s'en sortir car ce n'est que la partie voyante d'un iceberg qui a déjà eu un terrain fragilisé par un tas de choses dont de toute façon on restera toujours ignorant alors bon, il faut à un moment accepter de penser qu'on peut toujours ramasser les morceaux de soi...c'est éclaté, éparpillé, d'ailleurs même ils sont si près de nous qu'on s'est "fondu(e)s" en eux et qu'on ne peut plus les voir alors le truc c'est juste qu'il faut accepter de se donner les moyens d'abord de survivre pour pouvoir un peu se détacher de ce qui nous cache une autre réalité que l'on ne soupçonne même plus...sérieux, il y a un mois et un jour je partais chercher mes dix poulets rôtis au centre leclerc...
Je ne sais pas dans quelles bouches ils ont atterris ces trucs gras de basse catégorie gonflés à coup de pompe à air et nourris aux ogm mais en tout cas moi j'ai été assommée par le sort...mais je suis lucide: un enfer nouveau m'a donné une force de survie que je n'aurais pas eu sans coup de herse....alors si M* ne peut réagir et reste à écrire toute seule malgré les mots qui vont à elle alors il n'y a plus rien à faire sauf lui laisser se faire peur elle-même ...
La mort me fait toujours moins peur que la vie...il y a deux ans bientôt ma maison explosait au gaz, ma mère a failli y rester, j'ai arraché ma sonde ce jour-là et je me suis serrée la muselière pour ne pas laisser tomber ma mère dans cette merde...je pensais recommencer à vivre à cause, grâce à un malheur... pour info le procès n'est pas commencé et on n'a toujours pas de cuisine...ma mère a des séquelles mais se bat contre des conneries d'expertise qui n'en n'ont rien à cirer de la façon dont on s'est organisées pour même parvenir à en rire...j'ai remonté un peu la pente et me suis lancée dans des expériences de vie...j'ai appris des choses étonnantes mais me suis trop engagée comme d'hab et je me suis fracassée...et j'en ai remis un coup mille fois plus fort alors que franchement j'ai été dans des états limites ... j'ai vécu des choses mille fois plus dures depuis ces deux ans que tout ce qui m'est arrivé pendant mon enfance et pourtant voilà encore une tuile qui m'oblige à remonter encore mon rocher...peut-être qu'il retombera et moi peut-être que je casserai ma pipe avant, je dois faire avec mon insuffisance rénale, j'ai au moins un an avant de retrouver ma sensibilité du visage...entre les parties dont le nerf est anesthésié et je ne sens plus rien et les autres qui me tiraillent partout...et bien peut-être que sur un an et demi je vais me battre contre les tca et peut-être que dès que je saurai que tout est revenu à la moindre difficulté encore de la vie je replongerai en me disant cette fois...encore...j'irai jusqu'au bout ...et en plus...( connement) je ne mourrai pas...sinon autant se buter d'un coup...

Bref...personne ne sait s'il en est vraiment sorti, je parle pour celles qui rament vraiment dedans de galère en galère d'hosto en hosto, de réa d'une clinique à la réa d'une autre...et on reprend et tout le monde il est content et on se blinde et on relâche tout et sacrée merde mais bof now moi j'ai vu tellement de morts que je ne sais même plus si je serais triste longtemps d'une annonce d'une nouvelle mort...
par contre....j'ai besoin de lire des personnes qui aussi s'en prennent plein la tête et continuent et au moment où on s'y attend le moins parce que c'est l'ultime stade il y a sursaut et hop une sacrée énergie insoupçonnable qui vient d'on ne sait où....
le combat c'est toute la vie...on ment quand on dit qu'on est mort...la vraie mort on se la ferme. Alors tant qu'on l'ouvre ou tant qu'on tape sur un clavier on PEUT réagir.

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(29 mai 2009)

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( 1 er juin 2009)

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A une fille qui n'est plus qu'un symptôme

M* : depuis le temps tu ne sais pas que le potassium en surdosage tue autant que le manque de potassium ? ton toubib est pas foutu d'évaluer avec le suivi hospitalier que t'as et le suivi ambulatoire ce qu'il te faut ? et toi tu autogères ta médication? M* pardon mais la merde du jour là c'est toi : excuse-moi mais ton cerveau ne fonctionne plus et tu as besoin d'être attachée et ça va te tomber dessus. Bref...moi les mortes vivantes ça me donne encore plus la rage de ne pas mourir débile ou écrasée par un tracteur ça c'est clair...pourquoi t'amuses-tu à poster ces messages, tu veux quoi: de la pitié ou qu'on te rentre dans le chou ou qu'on t'ignore parce qu'on ne peut rien faire avec une fille qui s'amuse à creuser sa tombe et à avoir des spectateurs...
ça sent le cadavre alors au moins ne fais pas profiter les autres de ta mort. Si tu veux te tuer fais-le mais pas derrière ton écran sagement assise: franchement M*...merde. La pharmacienne par contre est bien de te refuser de te donner sur ta simple demande du diffu-k. Bref...qu'attends-tu des échanges ici?  ( forum tca)

La merde du jour c'est aussi ce que l'on souffre pour de vrai pour s'en sortir: tu vois je vois mon corps non seulement grossir et n'ai pas le choix mais en plus j'ai une allergie au paracétamol qu'on m'a donné à cause de migraines violentes dûes à l'opération...j'ai paniqué, avec ma mère on a cherché sur internet comment diminuer ce qui me faisait hurler , j'ai macéré dans un bain avec du bicarbonate et du sel marin pendant 25 minutes avec la tête dedans...ça a été l'horreur....et j'avais prévu d'aller marcher deux heures parce que j'ai mangé bcp trop encore à midi parce que oui je suis tjs à me punir malgré moi de rien sauf que je ne peux plus déconner et bien j'ai pris le choix de m'entuber cette souffrance, même en tirant la gueule, et je me suis foutue devant un mandala à la con pour tenter d'oublier...j'peux te dire que c ras du sol pour moi qui rêve tjs de pureté, d'intelligentsia and co...avec corps transparent...j'arrête petit à petit toutes les saloperies qu'on me refourgue pour retrouver un brin de lucidité et tenter de voir d'où viennent tout ce que jour après jour mon corps m'apporte en souffrance alors que j'ai envie de me sentir bien...la seule chose c'est que tu vois quand je te lis je prends conscience que je me bats dans le bon sens du terme et que même si je crève comme un chien de la fourrière à 34 berges et bien on ne me reprochera pas d'avoir baissé les bras jusqu'à la mort...on se dira juste que je n'ai pas remonté les parois à temps au bout de 22 ans de tca ...je peux mettre les photos à l'appui et je le ferai s'il le faut mais pas pour toi forcément pour celles qui se prennent ce type de messages et que la violence et bien on peut la mettre d'un côté de la balance ou de l'autre...mais ya un des côtés qui fait qu'on méritera une meilleure estime de soi un jour même avec un corps qui trompe l'ennemi mais au moins l'ennemi on aura la force de l'ignorer ou de le foutre à la porte: moi la boulimie purgative et now non purgative évidemment et bien je la pousse dehors mais c'est invisible mais je la sens dans mes pores, dans mes chairs et je la vois cette grosse vache qui m'a pourrie la vie après des années d'anorexie stricte qui ne passe pas encore la porte extérieure de ma vie tant elle a pris de la place...dans mon cerveau...je suis encore super débile et j'ai honte de ça....alors oui, j'ai perdu mon salaire, oui j'ai le statut de handicapée mais je vais donner le change pour l'expertise, et j'y arriverai, même si franchement objectivement j'en suis à batailler pour mon oeil, et ceux qui méritent que je reste en vie et même pour moi parce que finalement: l'inconnue que je suis et qui me hante et me fait peur comme un cadavre ben elle est certainement plus vivante et aimable que ce que je suis actuellement et je m'en tape now d'être désagréable quand on nous envoie le symptôme dans la gueule en boulet de canon car je sais qu'il me rate pour l'instant et que ça l'emmerde et que je jubile aujourd'hui encore d'accepter ses petites pointes acérées car je me sens plus invincible que lui...la rage ne fait pas tjs le désespoir elle peut peut-être un jour faire l'espoir en attendant on est dans un sas à gesticuler parfois comme une tarée et plus personne ne voit rien et bien faut avoir la gnark de gérer cette transition: comme dans les dissertations, ce sont les transitions le plus dur à faire...merci M* parce qu'en fait ça me permet de me sentir encore plus enragée pour m'en sortir...et de le faire savoir...et si je me plante et bien j'aurais encore essayé mais mille fois plus que les autres fois .

Je m'en sortirai.

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26 juin 2009

A Miren

Merci de votre compréhension et aussi de l'explication du mouvement qui fait écho dans ce qui m'attire...par contre je n'avais pas du tout fait le lien avec figuration, preuve que je suis fatiguée car en général les jeux de lettres et de mots ça me passionne- même si je suis nulle en mots croisés ! - J'ai très envie de me remettre à la création j'ai de bonnes images en tête, je ne me pose pas trop la question du "bien dessiné" je me laisse un peu aller à ma désorganisation qui est inhérente à ce que je suis donc ma technique s'improvise: un peu de bases à aller chercher discrètement ici ou là puis avec peu de moyens je me fais mes petits traits ou mes gros jets ;-) ...paupières détone car c'est sans doute le dessin qui m'a échappé le plus alors que c'est celui qui figure le plus...je ne sais pas...en fait je change beaucoup toujours, tant physiquement que dans ce que je fais ou ce que j'ai envie de faire...je n'ai pas de genre, pas de technique, pas grand chose en fait...
Je suis admirative devant ceux qui arrivent à clore une thématique, un livre...on m'a souvent sollicitée pour quelque chose mais je suis encore incapable de me soumettre à un cadre...alors je laisse comme vous dites le bio-rythme se faire...j'ai encore je l'espère des années pour m'inventer...plutôt que pour inventer des trucs pour les autres, d'ailleurs je dis " trucs" parce que je ne sais pas dire différemment ce qui justement chez moi n'a aucune forme: plus on me demande quelque chose de clair plus ça me paraît lointain et inatteignable...une vraie quiche ! Bon, en fait moi j'ai mon petit tableau que je préfère...même si c'est fait avec de mauvais ingrédients, c'est quelque chose qui m'a fait faire un bond de vie...étrangement...d'autres expressions au contraire m'ont bouleversée et m'ont fait tout arrêter d'un coup, comme si finalement il y avait quelque chose qui me touchait en bien ou en mal à chaque fois que je laisse une trace...la création est vraiment un risque...c'est comme marcher sur un trottoir et se faire prendre par l'arrière par une herse de tracteur et se sentir s'envoler jusqu'à l'écrasement sur le bitume...ya les chocs qui rendent borgnes visiblement et ceux qui rendent borgnes sans que personne ne le voit...et c'est tjs ce qui m'a fait le plus souffrir: ce qui ne se voit pas et est recouvert d'une peau et d'une chair que l'on a envie d'écorcher jusqu'à prouver qu'on est borgne ou affecté pour que l'on nous laisse notre espace de vie sans nous solliciter car on a besoin souvent de plus de temps pour cicatriser d'un mal sans point de suture qu'un mal à suturer...cela dit je sature des mes sutures là...mon oeil est encadré mais j'avoue que j'ai suffisamment d'humour pour pouvoir accepter cette superposition de cicatrices invisibles et visibles...seulement pas assez d'interstices en ce moment pour tracer quelque chose hors de moi...
A bientôt et merci pour le "part'âge"...



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22 novembre 2008

Réponse à...

Parfois hélàs on a les mots et la conscience des choses et on est capable de les dire pour les autres pendant 20 ans et nous on reste dans les symptômes...et c'est ça qui est rageant: l'élaboration psychique parfois n'est pas suffisante pour s'adapter au comportement...
Je ne vous connais pas JM mais si vous saviez tout ce que j'ai pu dire et écrire même à la place des psys que j'ai dû mettre à l'écart car je l'emportais sur eux dans la théorisation de la maladie et des symptômes et pourtant je m'abîmais au sens imagé et physiologique dans les méandres de la maladie...très compliqué tout cela...Parfois comprendre un peu fait voir tout ce qui reste à comprendre et là c'est tellement gigantesque que cela fait peur. C'est un peu l'histoire de l'archéologue qui gratte un endroit du désert et se retrouve 50 ans plus tard à voir encore plus de désert à gratter et en ayant découvert des merveilles...mais lui il va gratter...jusqu'à sa mort...et d'autres ou non poursuivront cette quête du mystère de l'humanité enfouie...
Alors gratter, élaborer....? parfois j'ai voulu cesser et je me suis lancée à corps perdu c'est le cas de le dire dans la vie et j'ai cru pouvoir être emportée par ce mouvement mais bien vite je me suis retrouvée seule au milieu de la foule, non pas que l'on me délaissait mais je freinais net, tout tourbillonnait autour de moi, devenait objet à neutraliser, inhumain, futile, éphémère et pour disparaître sans bouger il ne me restait qu'à gratter infiniment à nouveau le sol avec mes pieds...je ne parviens pas à vivre dans ce monde là...j'ai besoin de rester en marge...j'ai peur...trop peur de ce monde qui m'engloutit, me perfore...me dévore..mais moi je suis psychotique...donc bon...chacun est différent...mes images mentales m'empêchent de m'adapter sereinement aux images réelles...mais ça c'est bon aussi pour les névrosées ancrées dans les symptômes...mais on a le droit aussi d'avoir des moments de lucidité, ça s'appelle des flash et c'est bon comme vous l'avez fait que quelqu'un de plus neutre sache extraire les parties utiles à la guérison et capables d'être des appuis à remettre sous les pieds quand le monde se dérobe.
Je suis confuse...désolée, je suis fatiguée...

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14 juillet 2008

Elle ne sait pas

Je lui parle mais elle n'entend pas....

Paysages...paysages...grandeur, sidération....feu d'artifice naturel...
Ce soir j'ai une voile grise devant les yeux...spleen...l'idéal me semble avoir pris ses grandes ailes pour les vacances...Il a dû avoir peur que je ne le garde que pour moi.
C'est vous qui l'avez pris ? ( faut m'en laisser un peu hein...hein....voix suppliante...)
Oh, et j'entends de la musique à pleurer...terrible...vague à l'âme...brume...regard qui déborde...
Sentiment océanique...
La page ne veut pas se tourner...elle fasseye...et telle la voile sans prise au vent elle ne donne à voir que les oeuvres mortes...Je suis là, dressée sur la flaque de l'amer...je vous regarde par une vitre qui emprisonne. Je suis prise dans les glaces...
Je me revois petite...attendant les yeux grands ouverts que le vent vienne me chatouiller pour repartir sur les bordures de marelles...je me voyais haute à marée basse...
Je voudrais prendre la terre dans mes bras et bercer le monde...et me bercer avec...
Ne faites pas attention...je me fais un sang d'Ancre...marine...
Je voudrais vivre avec la Lune.

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17 mai 2008

Ce soir mon ventre encore est tendu...du vide à venir...

Je recommence le remplissage...à chaque plaisir de la vie, à chaque avancée...j'ai peur...

J'ai peur donc...je dois contrôler la seule chose que je connais: mon corps...Ce corps qui est déjà bien mal.

J'ai de plus en plus de mal à respirer, j'utilise le bronchodilateur, et quelques minutes après cela recommence, je suffoque, je me cache pour en reprendre.

Je vais me vider là...4h00 du matin...dans 5h j'ai une prise de sang..

Rien de poétique ce soir: le manque d'une personne à mes côtés. Un personne dont je suis jalouse lorsqu'elle est à côté de ma mère.

Sonia, j'ai peur de te perdre...d'être ton ennui...le "vous" commence à me faire mal...j'ai besoin de rapprochement...En español tu me tutoie...ça a le pouvoir d'une caresse.

Mon âme crie le manque. Ce soir tu chantais, ce soir je suis allée à un spectacle fabuleux à l'Abbaye de Belleperche. Je t'appelle demain pour te dire vraiment d'y aller avec tes enfants.

Moi je vais à la Nuits des Musées, à Montauban, je sais que cela sera encore une soirée magnifique...avec des personnes drôles, agréables...

Je reviendrais et j'irai fouiller le congélateur...manger le pain comme une glace...jusqu'à n'en plus pouvoir, me vider jusqu'à la fatigue ...et dormir.

Mardi je retourne à l'école, j'ai hâte et j'ai peur...j'ai hâte de me retrouver avec les élèves...j'ai peur de ne pas y être vraiment, dans cette éloignement du corps qui se répète à nouveau.

Pour me protéger, pour ne pas tomber dans le trou qui m'appelle encore...les crises remplacent mes colères irraisonnées.

Ma vie est un fracas...je n'ai jamais aimé les puzzles.

J'ai mal, le ventre tendu jusqu'au thorax...je cours aux toilettes, sans bruit car tout le monde dort.

J'ai mal Sonia...et il ne vaut mieux pas que tu le saches, tu as besoin de tourbillon de vie, je ne suis pas encore assez forte pour être ces éclats de vie dont tu as besoin.

Je t'aime...métaphysiquement...mais je ne veux pas que ma mère te vole...

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06 mai 2008

Partition

Partition...déchirée...partagée.

S'accrocher aux portées...

Trouver la note sensible.

Libertad, libertad, libertad, libertad, libertad, libertad, libertad.

Ce soir: je n'ai pas de point d'appui.

J'ai tranché les cordes.

Guitare à l'horizon...à l'horizontal...je tords une corde en clé de sol, je creuse la trachée de l'âme...Je m'asseois "la". J'attends "si".

Silence...Silence !

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Couvrir la douleur d'un cri qui déchire le corps dans l'espace du vide. Un poignard bute sur la peau, irrite les viscère et hurle de ne pas avoir le sang qu'il recherche. Trou

Trou

Trou

Coeur qui éclate...meurtrissures sans éclaboussures.

Douleur du cri qui rend muet et ouvre la plaie de la solitude.

J'ai mal.

Mal.

Mal.

Le chant a fait ce qu'il a pu. Avec cette distance amère qui éloigne les êtres.

Protection qui enlève l'étui du poignard.

Peur...

Même plus à l'aide.

Une, une, une...une...

zéro?

Absolu...

Dissoute.

Soute...enfermée...muselée...étranglée...

Verrouillée.

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09 avril 2008

Désemparée

Désemparée, quand au milieu de la vie,

La vie disparaît.

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02 avril 2008

Ce soir

Ce soir je me sens seule, seule dans mon corps, dans mon âme, seule et loin de tout. J'aime autant que je hais, je hais autant que j'aime. Je ne sais plus user des mots, les mots m'usent...Muse...

J'ai mal, j'ai mal de savoir que je ne peux rien, que je ne suis rien, que je voudrais être autre chose que rien, que rien est le gouffre, le trou où je ne peux même plus me pencher pour me donner l'air d'aller vers quelque chose. Je ne peux me cambrer, je ne peux me pencher, je dois rester droite. Droite, inatteignable, inébranlable. Car j'aime autant que je hais, je hais autant que j'aime. Cet après-midi le soleil commençait à élimer son dard printanier. J'ai fait comme mes tulipes brisées, je me suis agrippée au soleil pour tenter de ne pas mourir. Mourir sans que plus rien ne se voit, mourir en respirant...avoir mal, entendre une musique qui déchire l'espace du dedans...manque...manque à être, manque de l'être.

Je ne suis rien. Et le rien suit. Pourtant je fais. Je fais des choses....Mais je sais que je n'y serai jamais parce que je ne suis rien. Je ne sais rien. j'accumule les livres, les phrases, je prends ma plume éclume et je gratte du bout de l'aile ces pages blanches qui crient de la souillure qui se déverse sur elle. Je suis gauchère, poignet buvard...je ne peux même pas écrire et m'apaiser, c'est toujours sale...

Mon dieu que j'ai mal...je me sens étrangère chez moi, je veux partir, partir...je veux vivre tellement intensément...mais tout m'échappe, c'est un massacre. Certes les choses ont changé, je ne suis plus face aux placards brisés, aux éviers blessés...

Non, c'est pire en fait: je vis. Oui, je vis et donc, je souffre...vraiment. C'est ça que je voulais éviter, oui c'est ça. J'ai le coeur broyé. J'ai les larmes qui se retiennent de couler. Pour rien. Si, de vivre.

Piano, chant, violon, piano, chant, violon...tout ça pour rien...tout ça pour constater que toujours je souffrirai et ne parviendrai pas à exprimer tout ce que j'ai à exprimer mais que les mots ne peuvent exprimer...lassitude...de cette habitude à ne pouvoir me soulager de ces tempêtes, écumes...enclume.

Je me sens seule ce soir...le temps me parait tellement long. J'ai la nausée.

Un petit texte seulement m'a touchée...encore de Renée Vivien...

Les ébauches

Le charme douloureux des ébauches m'attire

Telles les frêles fleurs qu'une haleine meurtrit,

Car la beauté jadis entrevue y sourit,

Harmonieusement de son demi-sourire.

Ces visages fuyants, ces fragiles contours,

S'estompant sur la toile irréelle du rêve,

Ne laissent au regard qu'une vision brève

Dont la divinité se dérobe toujours.

L'ébauche étant la soeur fragile des ruines

Qui mêlent leur tristesse et leur hantise au soir,

Evoquant la splendeur ancienne d'un pouvoir

Sombré dans le palais que voilent les bruines.

On sent l'accablement du vouloir entravé

Dans la ténuité morbide de l'esquisse

Dont la grâce furtive où le regret se glisse,

A l'infini du vague et de l'inachevé.

Evocations I,8I,II,45

2006_0516moichez0011

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08 mars 2008

Palabras para Julia

PALABRAS PARA JULIA

Tú no puedes volver atrás
porque la vida ya te empuja
con un aullido interminable,
interminable...

Te sentirás acorralada
te sentirás perdida o sola
tal vez querrás no haber nacido,
no haber nacido...

Pero tú siempre acuérdate
de lo que un día yo escribí
pensando en ti, pensando en ti,
como ahora pienso...

La vida es bella ya verás,
como a pesar de los pesares,
tendrás amigos, tendrás amor,
tendrás amigos...

Un hombre solo, una mujer,
así tomados de uno en uno,
son como polvo, no son nada,
no son nada...

Entonces siempre acuérdate
de lo que un día yo escribí
pensando en ti, pensando en ti,
como ahora pienso...

Otros esperan que resistas,
que les ayude tu alegría
que les ayude tu canción
entre sus canciones...

Nunca te entregues ni te apartes
junto al camino nunca digas
no puedo más y aquí me quedo,
y aquí me quedo...

Entonces siempre acuérdate
de lo que un día yo escribí
pensando en ti, pensando en ti,
como ahora pienso...

La vida es bella ya verás
como a pesar de los pesares
tendrás amigos, tendrás amor,
tendrás amigos...

No sé decirte nada más
pero tu debes comprender
que yo aún estoy en el camino,
en el camino...

Pero tú siempre acuérdate
de lo que un día yo escribí
pensando en ti, pensando en ti,
como ahora pienso...


José Agustín Goytisolo
Versiones de Paco Ibáñez chantée par Liliano Herrero

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Ne plus pouvoir

Et ne plus vouloir se retourner...

Ne pas pouvoir

Et ne pas vouloir avancer...

partir

Une vie que l'on s'efforce de garder en noir et blanc pour ne plus voir le sang couler...ce sang qui coule et roule...obstinément.

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02 mars 2008

Ecrire ou ne pas écrire

Chaque jour j'écris...oui, j'écris. C'est à dire que je passe fébrilement d'une touche à l'autre en enchaînant lettres, syllabes, mots, phrases, textes...Enfin, j'écris...pour l'autre. Pour les autres. Sans soucis d'expression de moi-même. Parfois j'ai l'image fugitive de Socrate se penchant sur moi et me soufflant à l'oreille: "certaines personnes seront condamnées à poursuivre mon travail".

Il ne serait nécessaire de s'exprimer que pour exprimer des autres...sortir l'autre de son enfermement,  sa cage alphabétique.

Par ces réponses faites à l'autre sur d'autres sites que celui-ci, je n'attends rien, si ce n'est la succession d'images qui s'échangent, de fils qui deviennent portées et sur lesquelles certains parviennent à trouver quelques tonalités. C'est une musique qui fuit mais qui ne se maîtrise pas...tout s'enchaîne bruyamment...sans mélodie, sans harmonie. Chacun semble se jouer d'une partition qui ne s'inserre dans aucun orchestre. Je m'épuise à m'ériger en UT...paratonnerre de musiques qui refusent d'être jouées.

Qu'elles soient parfaites ou qu'elles se taisent ! Et bien non. Je souhaiterais tellement parvenir à accepter et à faire accepter qu'une musique peut être bégayée au départ...

Le talent, la douance, tout cela sont des mots d'une ineptie incroyable. Ils arrêtent la personne dans sa lancée, ils viennent percuter l'élan avec un " ça suffit!" tonitruant. Tu n'es pas comme les autres hurle une bouche venant d'un recoin, tu n'as pas besoin de t'angoisser, tu as tout ! Et tu te retrouves planté(e) là, inepte, les bras longeant un corps qui n'en est plus un à force de se briser contre les parois d'un mur qui se resserre de jour en jour.

Je me fiche de savoir si j'ai du talent: ce que je veux c'est savoir faire, et refaire, et encore refaire, jusqu'à savoir que je sais faire. Vous comprenez ? Je veux bégayer, hésiter, me tromper et n'être jamais découragée. Je veux détendre les fils de cette mauvaise portée qui me constitue depuis des années.

J'ai cru avoir peur de lâcher la portée, de tomber dans le vide, mais surtout ce dont j'ai peur, c'est de ne plus pouvoir répondre aux questions des autres, de ceux qui croyaient créer autour de moi un filet et en réalité tissaient un fil laid...j'ai peur de devenir muette et de ne pas avoir encore assez de capacité à leur répondre par un chant qui les touche, qui soit apte à exprimer ce que mes mots ne pourront jamais leur dire.

Je voudrais enchaîner les touches, les lettres, les syllabes, les mots sans aucun soucis de la mort de l'autre, mais avec le seul soucis de tourner une de mes pages, de sentir la nécessité de mettre une double barre comme deux rames qui voudraient parfois se poser en travers pour dessiner une clôture. J'ai besoin de reposer mon âme, de la re-poser...comme un éphémère trop fatigué d'avoir cru qu'il serait éternel.

La musique n'est pas éternelle: ce sont les hommes qui lui créent cette éternité.

J'ai mal ce matin, très mal...des jours où j'ai joué sur une corde qui a vibré et bellement vibré, mais là encore je me suis sentie très vite seule. Comme si l'intensité que je mettais à la faire vibrer donnait aux autres la possibilité de vibrer avec moi puis seuls.

Pure illusion! Que se passerait-il si je baissais l'intensité tout en conservant l'intonation ? Est-ce que la musique irait se dissoudre dans les airs comme une vaine tentative de développement qui n'aura jamais été ?

Je pense me tromper...je ne le sais pas en fait. Je me sens seule et les mots des autres m'écorchent, les autres pèsent sur moi, on ne comprend pas que je ne peux pas supporter le poids des autres, leur grosseur, leur lourdeur...j'ai besoin de m'échapper, mais je ne le veux pas, car ce qu'il me faut apprendre c'est à circuler avec harmonie, chacun sur sa portée...avec le maximum d'accords et de voix possibles...

Mais parfois j'ai envie d'un énorme décalage, un décalage d'une puissance sauvage qui me permettrait de hurler :

J'AI MANGE LE LA ! AH ah ah ....

UT queant laxis (changé en do en 1673 par l'Italien Bononcini)
REsonare fibris
MIra gestorum
FAmuli tuorum,
SOLve polluti
LAbii reatum
Sancte Iohannes (initiales SI)


ut --> Afin que
famuli tuorum --> tes serviteurs
queant resonare --> puissent chanter
laxis fibris -> à gorges déployées
mira gestorum -> les merveilles de <tes> exploits
Sancte Iohannes --> Saint Jean
Solve reatum --> ôte le péché
polluti labii -> de leurs lèvres souillées.

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17 février 2008

Pupella Nogues

pupella_nogues

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16 février 2008

La forme

Parfois je me dis que si on se donne des formes, on peut mettre à distance l'autre, ne plus être consommable...en espérant que l'autre se dise : " Ah, non, je ne peux pas, je ne dois pas..."...c'est surestimer l'autre...

Si et seulement si ...j'étais un topinambour...

Hélàs, être une femme avec des formes...c'est être condamnée à être bouffée...

Je suis la femme qui voulait être un topinambour...mais comme ça n'est pas possible....après "avoir mangé mon père", j'ai mangé le topinambour.

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14 février 2008

Sourcière...

ailleurs

Coralie Adato@

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